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Catégorie : Actualités

  • Bilan estival 2026 : Flower Campings confirme sa résilience face aux mutations climatiques et économiques

    Bilan estival 2026 : Flower Campings confirme sa résilience face aux mutations climatiques et économiques

    Entre des épisodes caniculaires marqués, des incendies et des arbitrages budgétaires contraints par l’inflation, l’été 2026 a mis le secteur du tourisme à l’épreuve. Pourtant, le réseau Flower Campings dévoile un bilan estival particulièrement solide. Les données récoltées sur ses 146 établissements illustrent une transformation profonde des habitudes des vacanciers, partagés entre une quête accrue de flexibilité et une forte sensibilité à la météorologie.

    Une croissance financière au rendez-vous

    Malgré un contexte macroéconomique incertain, l’hôtellerie de plein air démontre une nouvelle fois son agilité. À fin juillet, Flower Campings affiche des indicateurs au beau fixe :

    • +14 % de chiffre d’affaires sur les réservations en ligne via le portail de la marque (incluant les séjours jusqu’à fin octobre).
    • +6 % de croissance à périmètre constant par rapport à la saison 2025.
    • +13 % de chiffre d’affaires global projeté en fin de saison, tous canaux confondus.

    Pour Aymeric Drujon, Directeur Général du réseau, ces résultats traduisent un attachement durable des Français aux vacances en plein air, mais révèlent surtout l’émergence de vacanciers « plus organisés, plus flexibles et plus attentifs à la qualité de leur expérience ».

    La météo redessine la géographie des vacances

    C’est l’un des enseignements majeurs de 2026 : le climat dicte désormais les flux touristiques. La recherche de fraîcheur, souvent qualifiée de phénomène de « coolcation », a directement profité à la moitié nord du réseau.

    En juillet, les campings situés au-dessus de la ligne Bordeaux-Lyon ont vu leur chiffre d’affaires bondir de +8 %, tandis que la zone sud, plus exposée aux chaleurs extrêmes et aux incendies, a subi un léger tassement (-1 %). Sur l’ensemble de la saison, les progressions de nuitées les plus spectaculaires se trouvent dans le Grand Est (+13 %), en Bourgogne-Franche-Comté (+10 %) ou encore dans les Pays de la Loire (+6 %). À l’inverse, des bastions traditionnels comme la région Provence-Alpes-Côte d’Azur accusent un repli de -7 %.

    Locatif et emplacements nus : deux approches du séjour

    Les comportements diffèrent radicalement selon le type d’hébergement choisi :

    • Le boom des courts séjours en locatif : Les séjours de moins de trois nuits en mobil-home ou hébergement insolite ont progressé de 8 % par rapport à 2025. Ils pèsent désormais près de 29 % des nuitées locatives, illustrant un besoin de flexibilité maximale.
    • La fidélité des campeurs traditionnels : Sur les emplacements nus (tentes, caravanes, camping-cars), la tendance s’inverse. La croissance est tirée par les longs séjours de plus de 7 jours (+3 %), qui constituent le socle solide de cette offre avec 61 % des nuitées.

    Le grand écart des réservations : « Early Booking » et « Ultra Last-Minute »

    L’été 2026 consacre une polarisation des comportements d’achat. D’un côté, la prime à l’anticipation s’installe durablement. Les réservations précoces (Early Booking) enregistrent une croissance à deux chiffres pour la troisième année consécutive (+11 % en volume et +17 % en chiffre d’affaires), les clients cherchant à sécuriser les meilleurs tarifs.

    De l’autre, la réservation de toute dernière minute devient hautement stratégique. En juillet, profitant de disponibilités résiduelles, les réservations « ultra last-minute » (entre 0 et 7 jours avant l’arrivée) ont explosé de +20 % sur le locatif. Les vacanciers attendent d’avoir une visibilité parfaite sur la météo avant de valider leur panier.

    Enfin, l’arrière-saison s’annonce excellente. Ralenties en début d’année, les commandes pour le mois de septembre ont connu un redressement spectaculaire dès la mi-juillet, avec des pics de réservations atteignant +24 % lors de la troisième semaine d’août.

    Porté par une clientèle française majoritaire (73 % des nuitées) et des voisins européens toujours fidèles (Néerlandais et Allemands en tête), Flower Campings prouve que l’hôtellerie de plein air possède les atouts structurels pour s’adapter à un monde touristique en pleine mutation climatique.

  • Été 2026 : la « coolcation », le prêt-à-séjourner et le naturisme redessinent les vacances en plein air

    Été 2026 : la « coolcation », le prêt-à-séjourner et le naturisme redessinent les vacances en plein air

    Avec 31 033 réservations enregistrées en France du 1er juillet au 25 août 2026 (représentant plus de 112 700 voyageurs), la plateforme Pitchup.com dresse un bilan riche d’enseignements sur l’évolution du camping en 2026. Entre la quête de fraîcheur en montagne, l’attrait pour des hébergements sans contrainte logistique et le bond spectaculaire du naturisme, l’été 2026 confirme une mutation profonde des attentes. Les vacanciers recherchent l’authenticité, le confort, mais aussi une véritable déconnexion.

    Un budget en hausse et des séjours plus anticipés

    Si la saison estivale affiche une tendance contrastée après un début d’année très dynamique (+20 % de réservations entre janvier et juin), les vacanciers ont néanmoins investi davantage dans leurs congés. Le montant moyen dépensé a augmenté de 6 % depuis le début de l’année.

    Fait notable : contrairement à la tendance mondiale qui consacre la réservation de dernière minute, les voyageurs en France ont préféré sécuriser leurs vacances. Le délai moyen d’anticipation entre la réservation et l’arrivée est passé de 31 jours en 2025 à 33 jours en 2026. La durée des séjours s’allonge également très légèrement pour atteindre 2,5 nuits en moyenne.

    L’avènement de la « coolcation » vers les lacs et la montagne

    Fuir la canicule est devenu un critère de choix déterminant. Les recherches incluant le filtre « lac et/ou montagne » ont littéralement explosé, avec un bond de 459 % par rapport à l’année précédente. L’Auvergne-Rhône-Alpes s’impose logiquement comme la région la plus visitée. Les destinations perçues comme plus tempérées tirent aussi leur épingle du jeu sur la plateforme : la Normandie enregistre la plus forte progression des réservations (+69 %), devant la Bretagne (+48 %) et le Centre-Val de Loire (+24 %).

    Dan Yates, CEO de Pitchup, y voit l’illustration du phénomène de la « coolcation » : « On observe aujourd’hui une véritable recherche d’authenticité, de reconnexion à la nature et de déconnexion du quotidien. […] Les voyageurs privilégient de plus en plus des expériences simples, locales et ressourçantes. L’idée est de partir moins loin, de rechercher davantage de fraîcheur et de profiter pleinement de son environnement. »

    Le succès fulgurant du « prêt-à-séjourner »

    Fini le coffre de voiture surchargé et la corvée de la tente à monter. Les campeurs d’aujourd’hui veulent l’esprit du plein air allié à la simplicité. Les hébergements clés en main, où il suffit de poser ses valises, connaissent des croissances spectaculaires.

    Les réservations de « pods » (petites cabanes en bois typiques du glamping) s’envolent de 105 %. Les cabanes dans les arbres (+50 %) et les tentes déjà montées (+34 %) confirment cette volonté d’éviter les contraintes logistiques tout en conservant une expérience immersive dans la nature.

    Le naturisme : une pratique qui se démocratise

    Autre enseignement majeur de l’été : le boom de l’hôtellerie de plein air naturiste. La France, qui compte près de 400 lieux dédiés, est déjà la première destination mondiale pour cette pratique. Cet engouement se traduit par une hausse de 88 % de l’utilisation du filtre « naturiste » sur la plateforme en 2026.

    L’offre s’est largement structurée pour proposer des séjours confortables et haut de gamme. En Corse, le Camping Naturiste Calella combine accès direct à la mer, séances de yoga et restauration gastronomique face à la Méditerranée. En Vendée, le domaine Le Colombier déploie ses 48 hectares autour d’une ancienne ferme, proposant piscines chauffées, espace bien-être (hammam, jacuzzi) et activités familiales. Ces établissements démontrent que le naturisme séduit un public de plus en plus large, en quête de convivialité et d’un retour décomplexé aux sources.